J’écris sur des sujets de santé sans être professionnelle de santé. Autant dire précisément comment je travaille, pour que chacun puisse juger ce qu’il lit ici.
Les sources que j’accepte
Pour une plante ou un principe actif : monographies de la Pharmacopée européenne, monographies de l’EMA (Committee on Herbal Medicinal Products), fiches de l’ANSES, publications indexées sur PubMed et revues systématiques Cochrane. Pour les valeurs nutritionnelles : la table Ciqual de l’ANSES. Pour les recommandations : la Haute Autorité de santé, l’INSERM et les sociétés savantes concernées. Un article de presse grand public ne sert jamais de source primaire, au mieux de point de départ pour aller chercher l’étude derrière.
Quand je cite un organisme, je le nomme et je mets le lien. Si vous ne pouvez pas remonter à la source en un clic, c’est un défaut de ma part, et le formulaire de contact existe pour me le signaler.
Ce que je distingue systématiquement
Un usage traditionnel documenté depuis trois siècles et une efficacité démontrée en essai contrôlé ne sont pas la même chose. Les deux méritent d’être cités, à condition de ne pas être confondus. Quand une plante n’a fait l’objet que d’études in vitro ou sur modèle animal, je l’écris. Quand les données humaines existent mais sont faibles — petits effectifs, durée courte, financement par le fabricant — je l’écris aussi.
Ni dosage, ni posologie, ni protocole
Ce carnet ne publie aucune posologie, aucun dosage, aucun protocole et aucun conseil personnalisé. Je décris ce que la littérature rapporte, pas ce que vous devriez faire. Les risques connus, les contre-indications relevées par les sources et les interactions signalées sont mentionnés quand ils existent, mais ils informent : ils ne remplacent pas l’avis d’un pharmacien ou d’un médecin qui connaît votre dossier.
Quand les données manquent
Il arrive souvent qu’il n’y ait pas de réponse claire : les essais sont trop petits, contradictoires, ou n’ont jamais été menés. Dans ce cas je l’écris, au lieu de choisir le camp le plus confortable. « On ne sait pas » est une conclusion valable, et c’est parfois la seule honnête.
Ce que ce carnet n’est pas
Ce n’est pas un service d’avis à distance, et ce n’est pas une source d’expertise. Aucun article ne pose de diagnostic ni ne propose de traitement. Pour toute situation qui vous concerne, votre médecin ou votre pharmacien reste le premier réflexe, et un texte sur les plantes ne dispense jamais d’un bilan quand des symptômes durent.
Corrections et financement
Quand une donnée change ou qu’une erreur m’est signalée, je corrige l’article et j’indique la date de mise à jour en bas de page. Le carnet ne vend rien, n’héberge pas de publicité et ne cite aucun produit ou aucune marque à titre de recommandation commerciale. Quand une marque apparaît, c’est comme exemple de composition ou d’étiquetage, jamais comme conseil d’achat.
Ce que cette méthode ne garantit pas
Elle ne garantit pas que j’aie raison. Elle garantit que quand je me trompe, vous pouvez retracer le raisonnement, retrouver la source et la contester. C’est précisément parce que je n’ai aucune autorité sur ces sujets que la traçabilité compte : ne me croyez pas sur parole, suivez les liens. Une remarque, une source contradictoire, une coquille : le formulaire de contact est le bon endroit.